Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Les débuts de Pape’ete -

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Les débuts de Pape’ete


Le pasteur W. Crook qui avait fait partie de la première vague d’évangélisation était finalement, comme les autres missionnaires, retourné en Angleterre.
Il revient à Tahiti en 1816 et, après avoir passé deux ans à Afareaitu, il décide de s’installer à l’est de Pare et de fonder une mission qu’il appelle Wilks Harbour, en l’honneur d’un des directeurs de la LMS ( London Missionnary Society)

Il s’implante à la fois sur le mont Faiere et à Paofai où il construit un temple, une école et un hôpital. Teremoemoe l’épouse de Pomare II accouche dans cet hôpital et Pomare II appelle Crook à son chevet lorsqu’il est sur le point de décéder à Motu-Uta, le 7 décembre 1821.
La bourgade, qui s’étend au pied du mont Faiere prend le nom de Hope Town (Papeete en Mai 1823) pour les missionnaires alors que les Tahitiens préfèrent le nom de Vai’ete qui est celui de la rivière traversant une terre appartenant aux Pomare. Terre bordée par les rues actuelles du docteur Cassiau et de l’avenue Puvanaa a Oopa, ex. Bruat.
C’est une nouvelle fois Bengt Danielsson qui explique comment Vai’ete s’est transformé en Pape’ete :

«  Mais le tabou pi, qui interdit l’utilisation de certains mots sacrés ou réservés aux chefs, les oblige vite à transformer ce nom en Pape’ete. Pour la même raison, Taupo devient Tipaerui. Pour terminer cette digression étymologique, ajoutons qu’il y avait autour de Vai’ete-Pape’ete au moins une demi-douzaine de terres appartenant à d’autres familles ra’atira dont certains noms, comme Arupa et Orovini, ont été conservés jusqu'à nos jours. Il est impératif de corriger ici une erreur souvent répétée, qui se trouve dans l’ouvrage "Tahiti aux temps anciens", faisant autorité en matière historique et ethnologique. Il ne faut cependant pas en blâmer Teuira Henry, car ce sont, en toute vraisemblance, les rédacteurs de ses notes, trop souvent maladroits, qui affirment à tort que « la ville doit son nom à un ruisseau appelé Vai’ete ou Pape’ete qui jaillit d’une source située au pied d’une colline derrière le palais du gouvernement ; ‘ete ou ‘ete’ ete signifie en vieux tahitien commotion, choc ou, dans ce sens-ci, jaillissement : ‘ete signifie également panier. » Il suffit de consulter le dictionnaire des missionnaires anglais pour se rendre compte que la seule signification du mot ‘ete est panier et que le mot ‘ete’ ete est exclusivement utilisé pour dénoter une commotion, un choc. Cette erreur provient d’une confusion entre la rivière Pape’ete et celle qui débouche cinq cent mètres plus loin, près de l'ancien emplacement du monument au général De Gaulle et dont le nom est Vaihi, qui veut dire précisément « l’eau qui jaillit ». En ce qui concerne le nom de Pape’ete, qui signifie indiscutablement « panier d’eau » ou « eau en panier », il s’explique probablement par l’habitude qu’avaient les habitants de venir chercher cette eau particulièrement pure dans des gourdes placées dans des paniers. »

[Ch. Gleizal]

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