Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Pomare IV et Pape’ete -

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Pomare IV et Pape’ete


Après la mort du jeune Pomare III, en 1823, sa sœur Aimata qui n’a que quatorze ans prend le nom de Pomare IV et s’installe à Pape’ete avec sa mère Teremoemoe et sa tante Teriitaria qui assume le rôle de régent. C’est là que se réunit pour la première fois l’assemblée des chefs, officialisant ainsi le statut de chef-lieu du royaume. La station missionnaire du début attire vite une population qui, en 1823, compte déjà près de 1000 résidents.
La baie est dans le même temps reconnue par les marins comme plus sure que Matavai, d’autant qu’on pouvait y accéder par les deux passes de Taunoa et Tipaerui. Après la phase missionnaire, la seconde phase d’extension de la ville est plus tumultueuse et païenne car elle se fait autour de l’activité des baleiniers.
C’est peut être à cette époque (1835-1838) lorsque les missionnaires de la LMS financent la construction d’une « maison en bois couvert de pandanus » destinée à être la demeure officielle (voir doc) de la Reine que le lieu, propriété ancestrale des Pomare, prend le nom du marae principal d’Arue : Taraho’i.
Le rapport que transmet à sa hiérarchie le commandant Dupetit Thouars arrivé à Tahiti en 1838 laisse augurer de l’avenir du petit royaume :
«  Tous ces ports du Pacifique, ou les baleiniers font escale, offrent l’image du désordre et de la licence la plus effrénée, les querelles sont nombreuses et les suites fâcheuses qui les accompagnent font regretter qu’il n’y ait point, dans chacun de ces pays, un bon gouvernement, à la fois ferme et équitable, pour maintenir l’ordre parmi les marins des différentes nations. La protection de notre gouvernement est devenue un des plus pressants besoins de la pêche de la baleine dans l’océan Pacifique, et particulièrement dans la Polynésie. »

[Ch. Gleizal]

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