Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - La première assemblée législative -

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La première assemblée législative


Gardes de la reine Pomare IV

En 1824, soit cinq ans après l’adoption et la promulgation du tout premier code de Tahiti paraît un nouveau code de Tahiti, sous l’appellation : Ture na Tahiti, e Moorea, e na Meetia, Ana, Auura, Matea e Tetiaroa hoi, qui est en fait une version modifiée et augmentée du premier recueil du Code Pomare de 1819. Il est composé de 46 articles dont les quatre derniers donnent respectivement la liste nominative des grands juges, haava rahi, des juges de districts, haava mataeinaa, des « messagers de magistrats » ou « officiers de la paix » de Tahiti et Mo’orea, haava imiroa, ainsi que les haava rarahi, haava mataeinaa de Meetia, Ana, Auura, Matea et les imiroa de Ana.

La grande innovation dans ce code de 1824 est, sans conteste, l’institution de la première Assemblée législative tahitienne, te apoo raa a te feia faa au ture, qui fonctionne sur le mode d’une « sorte de chambre des Communes, conseillant et contenant la couronne… [Un] parlement tahitien [qui] se voulait une imitation du régime anglais », mise en place par les missionnaires dans le but de contrebalancer la puissance des chefs. Le caractère révolutionnaire de l’article XLII du code est là pour marquer « la très nette coupure entre la conception d’un pouvoir absolu et la conception occidentale d’un monarque constitutionnel, n’exerçant plus seul les compétences étatiques ».

Cependant, le fragile pouvoir royal en place, qui ne disposait pas de moyens suffisants pour faire appliquer sa politique à la hauteur de ses ambitions, était dans l’incapacité d’exécuter efficacement les décisions prises, au niveau juridictionnel.

[B. Gille, « Histoire des Institutions publiques à Tahiti du XVIIIe siècle à nos jours », CRDP]

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