Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Coprah, vanille, café… -

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Le contexte économique

Coprah, vanille, café…


Séchage du café

Aux côtés des cultures vivrières traditionnelles qui satisfont à la consommation locale, apparaissent trois cultures d'exportation qui ont connu durant notre période des fortunes diverses.

Le coprah vient largement en tête. Sur l'ensemble du demi-siècle, il dispute en valeur aux phosphates la première place des exportations. Après la guerre, la cocoteraie couvre 50 000 hectares et donne, suivant les années, de 20 à 30 000 tonnes de coprah. Cette production vient pour moitié des Tuamotu.

La vanille est la deuxième richesse agricole de la colonie. C'est aussi son image de marque à l'étranger, puisqu'elle jouit d'une bonne renommée et compte en moyenne pour 20% des exportations mondiales. La production oscille entre 100 et 200 tonnes. Elle s'effondre à 46 tonnes en 1926, mais atteint 300 tonnes en 1949, année record. Au deuxième rang des
exportations locales, jusqu'en 1925, au
troisième rang depuis, la vanille fournit encore 20% de la valeur des exportations de la colonie en 1958. Mais le déclin est imminent.

Le café est affecté de grandes variations annuelles. Jusqu'en 1934, la production suffit à la consommation. Entre 1935 et 1940, ce sont de 25 à 30 tonnes qui sont exportées, alors que la décade suivante, le phénomène est inversé (importations depuis la Nouvelle-Calédonie). A partir de 1951, les exportations reprennent, et l'on note même en 1956 une production record de 331 tonnes. Le café est surtout cultivé aux Australes.

[ M. Lextreyt. Chap . 2, vol. 7, Encyclopédie de la Polynésie ]

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