Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Pierre-Louis Maestracci. -

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Les gouverneurs

Maestracci Pierre-Louis, Gouverneur des colonies

Arrivé dans les ÉFO le 11 août 1947 pour remplacer J-C Haumant qui avait eu du mal à gérer l’affaire du Ville d’Amiens, il a reçu des consignes de fermeté qu’il a semblé vouloir appliquer. Il confia à l’Inspecteur « qu’il n’hésiterait pas, s’il le fallait, à tirer sur [les rebelles] ».Cependant, il ne put empêcher l’acquittement des inculpés. Ses maladresses à l’égard des Tahitiens – qu’il n’aimait visiblement pas - ont été souvent mises en avant. Ainsi il écrivait :
« [Je n’ai à ma disposition] que très peu d’agents [métropolitains] capables. Je ne parle pas du personnel local dont l’indifférence et la paresse d’esprit dépassent ce que l’on peut imaginer lorsqu’on a connu, par exemple, l’Afrique noire ».
On lui prête aussi d'avoir refusé le transfert à l'hôpital d’un prisonnier (« un des deux principaux inculpés ») avec cette phrase : « il ne sortira de prison que les pieds devant ». Il aurait dit aussi à Pouvanaa que « la langue tahitienne était réservée aux animaux ». A-R. Grand, qui rapporte les propos, en conteste pourtant l’authenticité, du moins l'exactitude des termes employés. Lassalle-Séré a aussi été sévère à son égard : « son séjour ici a été catastrophique ; son inintelligence et son entêtement sont inimaginables ». Il conclut : « c’est très bien de l’avoir liquidé ».

[J.M.Regnault]

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