Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - La conversion de Mangareva -

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1824-1842 Le "Royaume des Pomare"

La conversion de Mangareva

Le 9 mai 1835, Mgr Etienne Rouchouze arrive aux Gambier, accompagné d'un renfort appréciable : les pères Désiré Maigret et Cyprien Liausu, qui est médecin, les frères coadjuteurs Fabien Costes et Gilbert Soulié et un universitaire laïc, le vicomte Urbain de Latour de Clamouze qui veut se consacrer à l'évangélisation. « Ce que Dieu fait ici tient du prodige », constate l'évêque, émerveillé des résultats obtenus en si peu de temps. Les premiers missionnaires l'ont attendu pour procéder à l'examen des catéchumènes. Cent cinquante baptêmes à Akamaru et trente-cinq à Aukena sont autorisés par le vicaire apostolique. Puis les conversions s'accélèrent : en Janvier 1836, le roi Maputeoa fait détruire les idoles de l'île de Mangareva et, le 21 février, il dédie l'église de Taku. Il est solennellement baptisé, avec 160 catéchumènes, le 25 août 1836, sous le nom de Gregorio, en l'honneur du Pape Grégoire XVI. La conversion totale de l'archipel des Gambier est achevée en 1838 : on enregistre 1 800 baptêmes et confirmations.

En 1842, le père Cyprien Liausu écrit : « La population continue d'augmenter rapidement ; 52 naissances pour 22 décès cette année... Vous savez que notre but, en venant parmi ces peuples n'a pas été seulement d'en faire des chrétiens, mais encore des hommes en leur apprenant les arts de première nécessité : nourrir, vêtir, loger. Nous avons huit métiers de tissanderie à Mangareva qui ont fait 2 300 brasses de toile de coton... Les bâtisses nouvelles sont à Taravai ; tous nos insulaires sont résolus à se construire des maisons en pierre, car les maisons en bois pourrissent trop vite... Ils ont un tel goût pour l'agriculture qu'ils ont mis en culture jusqu'aux plus mauvaises terres ». Pour les missionnaires, évangélisation et éducation forment un tout.

[P. Hodée, chapitre 7, volume 6, Encyclopédie de la Polynésie]

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