Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - L’annexion des Marquises -

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1824-1842 Le "Royaume des Pomare"

L’annexion des Marquises


Déclaration de prise de possession du groupe
sud-est des Marquises par Abel Dupetit-Thouars

Vers la fin de 1841, le ministre de la Marine, l'amiral Duperré, reprit, avec l'accord de Guizot, le plan Dupetit-Thouars d'implantation navale en Polynésie orientale. Dupetit-Thouars fut promu au rang de commandant de la station navale du Pacifique à Valparaiso et chargé de prendre possession de l'archipel des Marquises au moyen de cadeaux et de traités pour protéger les négociants et baleiniers français. Il n'était pas encore question de prendre possession de Tahiti et Pomare reçut en janvier 1842 l'assurance de l'amiral Buglet que la France ne nourrissait aucun dessein sur son territoire.

L'amiral Dupetit-Thouars aux Marquises

L'expédition de navires de guerre, de bâtiments de transport et d'infanterie de marine, conduite par la Reine Blanche, quitta Brest pour le Pacifique en décembre 1841 et arriva en vue de Tahuata en mai 1842. Des traités furent conclus avec Iotete, Moana et de petits chefs, qui cédaient leurs îles à la France. La construction de postes fortifiés fut entreprise à Tahuata et Nuku Hiva sous la direction des capitaines Halley et Collet, qui disposaient d'environ quatre cents hommes. Au bout de deux mois, il devint clair que les garnisons dépendraient des importations, car les Marquisiens refusaient de travailler et de fournir des provisions. Les chefs de garnisons ne réussirent pas à empêcher le trafic des armes et des alcools par les baleiniers et les négociants, ni à faire cesser les guerres locales.

Les missionnaires catholiques que Dupetit-Thouars avait espéré utiliser comme interprètes et agents administratifs n'avaient que peu d'influence sur une population divisée en tribus hostiles et indépendantes. Avant de partir pour Tahiti en juillet l'amiral Dupetit-Thouars était devenu pessimiste pour l'avenir de la colonie dont il avait plaidé l'annexion. Loin de développer le commerce, l'archipel allait manifestement coûter beaucoup plus cher que prévu. La politique française dans le Pacifique était en jeu en même temps que la réputation de Dupetit-Thouars.

[C. W. Newbury, chapitre 1, volume 7, Encyclopédie de la Polynésie]

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