Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Georges Spitz, photographe -

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Georges Spitz, photographe


"Jeunes Tahitiennes de vingt ans" vers 1887. Photographie de G.Spitz

Marie-Charles Georges Spitz est né à Marmoutier en 1857. Il arrive à Tahiti en 1879 dans les troupes de l'infanterie de marine et est dégagé de ses obligations militaires en 1880.

Il semble avoir pris la suite du studio Hoare et son activité sera reprise à son tour, après sa mort en 1894, par Frank Homes qui épouse sa veuve, puis par le fils de Spitz, Georges dit Loulou.

Il n'y a pas de confusion possible pour l'attribution des clichés de Marie Charles qui seront en fait signés G. Spitz, car ceux de son fils Georges porteront pour la plupart le tampon « The Spitz Curio Store ».

L'activité de Spitz se situe à une époque charnière pour Tahiti. L'annexion signée le 29 juin 1880 est devenue, pour les Iles du Vent, une réalité depuis la loi du 29 mars 1881.

G. Spitz est le chroniqueur de ces Établissements français de l'Océanie entrain de naître.

Aussi, ne faut-il pas s'étonner.de l'importance qu'il donne à la présence militaire et coloniale : troupes, bateaux de guerre, construction de casernes...

Mais il est également le photographe de Papeete : bâtiments officiels, palais de la reine, consulat américain, rues, marché, départ des goélettes, port dont il est le premier à proposer une vue panoramique. Il voyage dans les archipels et semble avoir également promené son objectif aux Cook et à Samoa.

Randonneur infatigable, il aime photographier la nature mais trouve toujours le moyen de l'humaniser en y introduisant un ou plusieurs sujets.

Chroniqueur de la vie coloniale, Spitz est le premier à photographier les 'otea du 14 juillet, lorsque la fête républicaine perpétue les festivités qu'avait coutume d'organiser la reine Pomare IV.

La participation de Spitz à l'exposition universelle de 1889, semble avoir indubitablement contribué à la constitution du fonds photographique dont s'est inspiré P. Gauguin.


G.Spitz, autoportrait aux vahine, vers 1889

Spitz trouva un public plus large lorsqu'en 1900 ses photographies furent utilisées par Gillot et imprimées en photochromies dans un fascicule de la collection « Autour du Monde ».

Enfin, parmi tous les clichés Spitz que nous avons pu consulter, deux portraits portent la signature E. Spitz... Ils sont vraisemblablement à créditer à Elisa Jane Hills qui épousa Charles Georges Spitz en 1884 et qui semble l'avoir assisté dans son travail. On la trouve, par ailleurs, comme personnage central d'une photographie du kiosque de la place Tarahoi.


Photographie d'intérieur de G.Spitz montrant sa maîtrise de la lumière

La signature d'Elisa a sans doute commencé à figurer sur les clichés réalisés entre la mort de Spitz, survenue en France en 1894 et son remariage avec Frank Homes la même année.

[Ch. Gleizal]

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