Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - L’épopée du Bataillon du Pacifique -

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L’épopée du Bataillon du Pacifique

Dès le ralliement de la colonie à la France Libre, le 2 septembre, l'enrôlement d'un corps expéditionnaire de 300 hommes est organisé (voir doc). Avec les Calédoniens et les Néo-Hébridais, les soldats tahitiens forment bientôt le 1er Bataillon du Pacifique qui, aux ordres du commandant Broche, rejoint le Proche-Orient le 31 juillet 1941.

Après six mois de préparation en Palestine, en Syrie et au Liban, le Bataillon est incorporé dans la 1ere Division française Libre du général Koenig et descend sur Le Caire (voir doc).

Très vite, c'est le baptême du feu face aux Italiens, puis aux Allemands. En mai 1941, il est demandé à la 1ère D.F.L. de ralentir coûte que coûte l'avancée de Rommel dans la région de Bir Hakeim. Les Français résistent bien et retardent suffisamment l'ennemi pour que la VIIIeme Armée anglaise de Montgomery, alors en déroute, puisse se reprendre et organiser la contre-offensive. Bir Hakeim est considéré par les historiens comme le tournant de la guerre du désert. Le Bataillon du Pacifique s'y est couvert de gloire, mais y a perdu de nombreux hommes, ainsi que ses deux chefs, le colonel Broche et le commandant Savey.

On retrouve plus tard les Volontaires tahitiens en Tunisie, puis dans le sud de l'Italie, où ils livrent de violents combats dans les environs du Monte Cassino. Le débarquement de Provence et les violents combats qui suivent permettent à nouveau au Bataillon de s'illustrer, notamment en libérant Hyères. D'autres accrochages très meurtriers ont lieu dans le Jura, avant que les Tahitiens ne soient enfin relevés par des F.F.I., en octobre 1944, après trois années de campagne au cours desquelles 80 d'entre eux ont trouvé la mort (voir doc).

Cette épopée hors du commun, à laquelle ont essentiellement participé des Polynésiens, doit être considérée comme un bel exemple de patriotisme des populations autochtones.

On serait incomplet si l'on omettait de signaler que d'autres combattants des E.F.O. ont participé à la défense de la Métropole, sur mer (à bord du Triomphant, du Chevreuil et du Cap des Palmes) et dans les airs ; huit marins et quatre aviateurs l'ont payé de leur vie.

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