Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Protectorat : 1842, le 1er temps -

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1843-1880 Le Protectorat

Le contexte historique local
Protectorat : 1842, le 1er temps

La demande de protectorat signée par la reine, le régent Paraita et par une députation de trois chefs de l’assemblée législative, comporte plusieurs conditions :

- tout d’abord, la souveraineté de la reine et l’autorité des chefs sont garanties

- puis, toutes les lois et règlements doivent être faits au nom de la reine et signés par elle

- ensuite, la possession des terres de la reine et du peuple leur est garantie

- enfin, l’exercice de chaque culte est libre et les missionnaires anglais ou autres doivent pouvoir continuer à exercer leurs fonctions librement

A ces conditions, la reine et les grands chefs demandent "la protection du roi des Français, laissant entre ses mains, ou aux soins du gouvernement français, ou à la personne nommée par lui et avec l’approbation de la reine Pomare, la direction de toutes les affaires avec les gouvernements étrangers, de même que tout ce qui concerne les résidants étrangers, les règlements du port, … et de prendre telles autres mesures qu’il pourra juger utiles pour la conservation de la bonne harmonie et de la paix"

Dupetit-Thouars (voir photo ci-contre) accepte au nom du roi sous réserve de la ratification qui n’intervient que le 25 mars 1843 et qui n’est connue à Tahiti qu’en novembre 1843 (voir doc).

Quant à l’État protecteur, l’État français, il se réserve la défense et le maintien de l’ordre, y compris les forces de police. Il a le monopole des relations extérieures et le drapeau du protectorat remplace le drapeau du royaume tahitien.

Le 9 septembre 1842, une convention est signée entre Dupetit-Thouars, la reine, le gouverneur de Papeete et le régent afin d’appliquer immédiatement le traité.
Cette convention met en place des institutions provisoires, par exemple le conseil du gouvernement et organise le partage des compétences entre les deux États.

Le 10 septembre, Dupetit-Thouars nomme le consul de France, Moerenhout, commissaire royal auprès de la reine Pomare, sous réserve de l’approbation de cette nomination par celle-ci.
Ainsi, jusqu'à l’annexion en 1880, le représentant de la France est accrédité auprès du souverain tahitien auquel il doit remettre ses lettres de créances.
La France reconnaît donc la souveraineté de l’État tahitien qui a un territoire, une nationalité et qui accepte ou non la présence de représentants des États étrangers


Proclamation du Protectorat

[ B.Gille. Histoire des Institutions Publiques à Tahiti, du XVIIIe siècle à nos jours. CRDP ]

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