Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - La politique économique du protectorat -

Sommaire

Le kiosque

La presse de l'époque

Le kiosque

! Vous êtes ici : Histoire de l'institution | 1824-1880 . La première assemblée législative | 1843 - 1880 Le Protectorat | Contexte économique

1843-1880 Le Protectorat

Le contexte économique
La politique économique du protectorat

Les dirigeants français émettent alors le vœu de transformer Tahiti en un vaste entrepôt de marchandises, françaises de préférence, afin d’en inonder l’ensemble du Pacifique. Le capitaine de vaisseau Page, Commissaire des îles de la Société (1851-1853), estime que "devant l‘exiguïté des îles, la difficulté de se procurer des marchés pour écouler les produits", il convient plutôt de faire de ces îles "un nœud des principales routes de commerce de la Mer du Sud". La politique choisie échoue rapidement et le nombre de navires baleiniers ne cesse, dès 1850, de décroître, d’autant que ceux-ci évitent de toute façon Tahiti, où taxes et droits d’entrée sont désormais exigés.


Débouché commercial à partir de 1860

En ce milieu du XIXe siècle, une redistribution géographique des grandes routes commerciales est en cours : San Francisco est ainsi en train de remplacer Callao et Valparaiso comme un grand centre commercial du Pacifique Est. Mais les navires américains passent très au nord de Tahiti, qui se trouve en marge du trafic trans-Pacifique. De plus, la demande intérieure n’a cessé de baisser au fur et à mesure que la garnison voyait ses effectifs décliner. L’annexion de la Nouvelle-Calédonie (1853), puis les affaires indo-chinoises achèvent de reléguer Tahiti au second plan.

Enfin, Paris ne semble pas croire à une possibilité réelle de rentabiliser cette possession lointaine qui demeure, dans l’esprit des ministres, "un simple point de relâche". Le statut particulier qu’est le Protectorat est aussi considéré comme un frein à tout développement et surtout, à tout investissement à grande échelle. Le ministre T. Ducos, en 1854, estime toujours que dans la situation ambiguë où se trouve la France vis-à-vis de Tahiti, l’administration local ne peut rien entreprendre avec suivi. Les officiers en poste à Tahiti ne l’entendent cependant pas ainsi. Hommes enclins, par leurs tempéraments et leur formation, à l’action, ils sont amenés à prendre une série d’arrêtés qui permettront de faire de Tahiti et de ses dépendances un centre de production de denrées tropicales. Ignorée par Paris, qui refuse tout crédit, que ce soit pour la création d’un service d’immigration, d’un système bancaire, cette politique est menée au coup par coup, avec maladresse, mais elle porte néanmoins quelques fruits.

[P. Y. Toullelan. Encyclopédie de la Polynésie, chapitre 7, volume 7]

La politique économique du protectorat 0 < Le coton d’Atimaono 1 < La fièvre cotonnière 2 < La nacre 3 < La vanille 4 < Les problèmes de terre 5

Retour en haut de page