Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - La Roncière (Émile) -

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1843-1880 Le Protectorat

Les représentants de l’état
La Roncière (Émile) (1803-1874).

Officier de cavalerie, ancien élève de l'école de Saumur, Émile de La Roncière connu une jeunesse et un début de carrière mouvementés. Impliqués dans une affaire de mœurs où on l'accusait d'avoir attenté à l'honneur de la petite-fille du maréchal. Soult, il fut condamné, injustement, à purger une peine de prison de 1835 à 1843. Réhabilité en 1849 par le prince-président Louis-Napoléon, il reçut un commandement dans la Garde nationale puis fut nommé inspecteur des colonies en Algérie en 1852. Il se révéla un homme de terrain habile et efficace, et le ministre de la Marine et des Colonies lui proposa en 1859 (probablement influencé par l'amiral Clément de La Roncière) un poste de gouverneur à Saint-Pierre-et-Miquelon. Après cinq années passés dans ces îles au climat rigoureux, il obtint d'être muté à Tahiti pour succéder à Eugène Gaultier de La Richerie. La Roncière poursuivit l'œuvre de son prédécesseur en encourageant le développement économique de la colonie.
Il diminua le montant des impôts et fit publier un guide du colon pour inciter à la création de l'établissement agricoles et commerciaux. Une route carrossable permit de relier tous les districts de Tahiti à Papeete et d'exporter aisément les productions des petits planteurs polynésiens et européens, ceux-ci étant encouragés par la prospérité du domaine d' Atimaono et conseillés par un nouveau corps d'inspecteurs en agriculture.
La Roncière engagea deux réformes administratives importantes : l'extension des lois contenues dans les codes métropolitains à tous les habitants du Protectorat et le retour (mais temporaire) à une forme d'autonomie interne. Les réformes entreprises et son attitude lui valurent bien des inimitiés : celles de fonctionnaires ambitieux, des négociants escroquant les insulaires, et du clergé catholique qui n'appréciait pas que fussent remises en question la théocratie de Mangareva et la construction (en grande partie aux frais de la colonie)d'une cathédrale disproportionnée à la population de Papeete.
Emile de La Roncière dut quitter Tahiti le 25 novembre 1869, regretté par les Polynésiens qui tentèrent en vain d'obtenir son retour. Il prit sa retraite en 1870 et fini ses jours à Paris.

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]

Bruat (Armand-Joseph) 0 < Lavaud (Charles) 1 < Bonard (Louis Adolphe) 2 < Page (Théogène) 3 < Gaultier de la Richerie (Eugène) 4 < La Roncière (Émile) 5 < Chessé (Isidore) 6

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