Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - La France libre -

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Contexte historique Local

La France libre

Le Pacifique est déjà secoué depuis deux ans par l'agression japonaise en Chine lorsque, le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne. Ce nouveau conflit, plus mondial que le précédent, va davantage concerner la colonie, même si, à l'heure du bilan, il y aura fait trois fois moins de victimes.

Le ralliement à la France Libre

Dès le début des hostilités, les E.F.O. sont mis en état de mobilisation, mais sur les 5 000 réservistes qu'ils peuvent fournir, 207 hommes seulement suivent l'instruction militaire, sous l'autorité du capitaine Broche. Il faut dire que la France ne manifeste pas le désir d'utiliser des soldats venus de si loin. De rares métropolitains décident cependant de regagner la mère-patrie à leurs propres frais, tel Noël Ilari, que l'armistice surprend au combat au sud de la Loire.

L'arrêt des hostilités plonge les E.F.O. dans l'expectative. En effet, les Tahitiens en bloc, ainsi que quelques popa'a, admettent difficilement cette défaite, alors qu'ils n'ont pas combattu et que l'archipel n'a pas été envahi. L'appel du 18 juin rencontre ainsi un écho très favorable auprès de ces personnes qui fondent le Comité France Libre, alors que les « Vichystes », de leur côté, créent le Comité des Français d'Océanie. Querelle d'idées... querelle de clans... Le fait est que le 2 septembre 1940 (voir doc), les gaullistes, emmenés par MM. de Curton, Gilbert, Sénac et Ahnne obligent le gouverneur Chastenet de Géry à se démettre de ses fonctions. Les E.F.O. sont alors un des premiers maillons de l'Empire français à rallier la France Libre.


Les membres du Comité de la France Libre
devant le monument aux morts.

Mais, très vite, de Curton, qui a pris en charge les destinées de la colonie, est accusé de dictature partisane. Certains n'approuvent pas les mesures qu'il prend à rencontre de divers intérêts locaux, sous prétexte de l'économie de guerre. Ils suscitent alors l'inspection du gouverneur général Brunot, qui ne fait qu'envenimer, par ses décisions arbitraires, une situation déjà fort délicate (juin 1941). Il faudra attendre le mois de septembre 1941 pour que le calme revienne, à la suite de la mission du haut-commissaire de France dans le Pacifique, Thierry d'Argenlieu. Celui-ci installe à Papeete un de ses collaborateurs, le lieutenant-colonel Georges Orselli, qui reste en poste jusqu'à la fin des hostilités.

[M. Lextreyt. Chap. 2, vol. 7, Encyclopédie de la Polynésie]

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