Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Les institutions locales dans le cadre de la France libre -

Sommaire

Le kiosque

La presse de l'époque

Le kiosque

! Vous êtes ici : Histoire de l'institution | 1932-1946. Les délégations économiques et financières | Les institutions dans le cadre de la France libre

Les institutions locales dans le cadre de la France libre


Motion du Comité de la France Libre

Le 10 juillet 1940, le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs des parlementaires, à l'exception de quatre-vingts d'entre eux. Face au gouverneur Chastenet de Géry, fidèle au maréchal, un comité « de Gaulle » est alors créé à Tahiti durant l'été 1940. Il obtient du chef de la colonie l'organisation d'un référendum à Tahiti et Moorea. Les électeurs sont consultés le 2 septembre 1940 et ils reconnaissent le gouvernement du général de Gaulle par 5 564 voix pour et 18 contre.

Le comité obtient la démission du gouverneur et nomme un gouvernement provisoire.

Le 3 novembre 1940, le médecin-capitaine de Curton est nommé gouverneur par le général de Gaulle.

Après de nombreuses vicissitudes, le chef de la France libre va envoyer à Tahiti un nouveau gouverneur le 1er octobre 1941 : le lieutenant-colonel Orselli qui reste à la tête de la colonie jusqu'en 1945.

Durant toute cette période, les autres institutions de la colonie, c'est-à-dire les Délégations économiques et financières et le Conseil privé, continuent à fonctionner.

Le 10 février 1944, Robert Charron et Edouard Ahnne, conseillers privés, demandent au gouvernement de la France libre le rétablissement du Conseil général et l'extension de la citoyenneté française à tous les habitants originaires des É.F.O. Ces revendications sont satisfaites une fois la paix revenue.

Les décrets du 31 août 1945 et du 25 octobre 1946 instituent l'Assemblée représentative et dès 1945 les habitants originaires des É.F.O. bénéficient de la citoyenneté française, à l'exception de la minorité chinoise. Rappelons que jusqu'en 1945, seuls les anciens sujets du roi Pomare avaient la citoyenneté française, ce qui excluait, par exemple, les Marquisiens et une grande partie des Paumotu qui n'étaient que des sujets français.

[B. Gille. Histoire des Institutions Publiques à Tahiti du XVIIIe siècle à nos jours. CRDP]

Retour en haut de page