Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Introduction des premiers Chinois (1865) -

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1843-1880 Le Protectorat

Introduction des premiers Chinois (1865)

Le projet qui constituait à vouloir introduire deux milles Indiens "plus proches des Tahitiens que les Chinois" (comme l’affirme un texte officiel) n'aboutit pas : la Compagnie des Indes préfère garder les travailleurs dans ses comptoirs, et Stewart décide alors de faire appel à de la main-d'œuvre chinoise (un arrêté du 30 mars 1864 autorise l'introduction de mille sujets chinois à Tahiti).
Le 25 mars 1865, un premier contingent de trois cent trente Chinois débarque à Tahiti : ils étaient trois cent sept au départ mais sept d'entr'eux mourront au cours de la traversée (décès attribués, à tort ou à raison, à la privation d'opium).
En fait, bien que le transport des Chinois soit règlementé, les voyages se déroulent dans des conditions pénibles et ils durent toujours très longtemps : ainsi le Ferdinand Brumm naviguera pendant quatre-vingt-trois jours avant de rallier Tahiti.
Bien que tous ces immigrants partent de Hong-Kong, ce sont, pour la plupart, des Hakkas originaires de la région de Canton, et tous, dès leur arrivée, iront travailler à la Grande Plantation d'Atimaono, exploitée par la « Tahiti Cotton and Coffee Plantation Cy Ltd « dirigée, très fermement, par William Stewart.
On travaille dur sur les milles deux cents hectares d'Atimaono (mille hectares de coton, cent cinquante de caféiers et cinquante de canne à sucre) et les Chinois triment dans les champs de douze à quinze heures par jour ! Et malgré des conditions de logement relativement satisfaisantes (cases bien aérées pourvues de lits en rotin ; petits jardins individuels où les Chinois font pousser leurs propres légumes), la vie, pour certains est trop pénible : en 1865, soixante-sept d'entre eux (sur neuf cent quarante neuf) subissent le même sort.
C'est beaucoup de morts, et il y a loin entre ces destins tragiques et les rêves de fortune que faisaient les Chinois en s'embarquant à Hong-Kong !

[Histoire et Portrait de la communauté chinoise. Ch. Gleizal éditeur]


Sur cette peinture de C.Gordon Cumming de 1877, on distingue la présence chinoise dans ces "coolies" qui s'activent sur le front de mer.

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