Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - 26 Mars 1866 : La dernière séance de l'Assemblée législative -

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1843-1880 Le Protectorat

26 Mars 1866 : La dernière séance de l'Assemblée législative

Ce jour là, le gouverneur convoque l'assemblée pour lui faire voter une ordonnance stipulant que, désormais, les lois françaises s'appliqueraient aux justiciables.
A cette occasion, il prononce ces paroles :

"Tous vous avez déjà vu combien nos lois libérales et paternelles étaient appliquées avec justice. Tous vous avez accepté ce changement avec satisfaction, car vous saviez que nos institutions font l'admiration du monde et que chaque peuple cherche à se les approprier.

Vote vote ne sera donc que l'expression légale des vœux de la population que vous représentez.


Gravure représentant , à gauche, le bâtiment de l'assemblée législative. Au centre un portique à la gloire de Napoléon III

Sauf les procès au sujet de la possession des terres, qui, aux termes de la convention du Protectorat, restent soumis aux tribunaux indigènes, vous êtes placés aujourd'hui sous les mêmes lois que les Européens. Vous êtes appelés comme eux à tous les emplois que votre instruction vous mettrait à même de remplir".

Le vice-président de l'assemblée, le pasteur Maheanuu, qui est également le beau-père de la princesse Teriimaeavarua et du prince Tamatoa, se fait un écho fidèle du commissaire impérial :

"Ces lois nouvelles dont vous venez de nous entretenir, et qui ne sont autres que celles de la France, nous les connaissons déjà. Ne nous ont-elles pas été appliqués, depuis l'établissement du Protectorat, dans tous les cas où nos intérêts étaient liés à ceux des Européens ? Nous savons qu'elles sont bonnes. En les proposant comme lois du pays, vous avec donc agi en vue de rassurer tous les intérêts, de nous élever au niveau des Européens qui vivent parmi nous, et de placer nos droits les plus précieux sous la sauvegarde des mêmes institutions".

Le même pasteur Maheanuu jouera le rôle décisif dans la signature de l'action de cession par Pomare V des ses territoires à la France.

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