Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - La renaissance des sports -

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La renaissance des sports


Affiche vantant les vertus du sport et de l'effort

La fin de la tutelle militaire

Jusqu’en 1948, l’organisation des sports relevait du « Comité des sports, de l’instruction physique et de la préparation militaire », institué en décembre 1937 et présidé par le commandant du Détachement d’Infanterie coloniale. Ce comité présentait au Gouverneur, pour approbation, les statuts des Sociétés sportives, dressait le programme des compétitions et fixait les conditions des rencontres.

Après la guerre, les sports d’équipe connurent un succès considérable dans les Établissement français de l’Océanie. À tel point que les sportifs, de plus en plus nombreux, décidèrent de se grouper dans une Fédération Générale des Sociétés Sportives, (arrêté du 21 août 1947). Dès lors, le comité des sports, à prédominance militaire, s’occupa de la préparation militaire, et la FGSS, par arrêté local du 14 janvier 1948, fut chargée de l’organisation et du contrôle des sports dans le territoire, habilitée à recevoir, distribuer ou répartir les subventions éventuelles aux sociétés sportives.
La Fédération Générale des Sociétés Sportives, dès sa création, fait preuve d’une grande vitalité, grâce à l’impulsion de son président, le Dr Pierre Cassiau qui s’occupe personnellement de toute l’organisation sportive du Territoire, avec beaucoup de dynamisme et d’une manière totalement désintéressée. Groupant 102 sociétés réparties dans tous les archipels, forte de 5 182 licenciés officiellement contrôlés, auxquels s’ajoutent environ 1 500 affiliés, la FGSS s’est donnée comme tâche de réaliser, tout d’abord, l’équipement sportif des Établissement français de l’Océanie, en faisant aménager des terrains et des stades, et en commandant le matériel indispensable. Elle crée ainsi un modèle de licence omnisports, distribuée à ses adhérents et elle organise des championnats, des challenges et des épreuves officiels qui connaissent un très vif succès.

Le dispositif de la Fédération s'articule ainsi :

a) un bureau central à Papeete, élu tous les 2 ans par le Comité général (délégués des clubs)
b) des commissions techniques consultatives unisport également à Papeete
c) des clubs sportifs omnisports répartis dans tous les archipels.

L’affiliation de la FGSS aux Fédérations françaises, pour chaque sport qu’elle pratique (football, basket, boxe, tennis, ping pong, cyclisme, etc…) n’est pourtant pas bien définie. Cette position équivoque vis-à-vis des grandes associations métropolitaines, pose un problème délicat, et le président de la FGSS à plusieurs reprises, s’est mis en rapport avec les fédérations métropolitaines pour qu’on reconnaisse enfin la valeur technique des sociétés locales.

Éclatement de la FGSS et la création de la FSO

Le 2 mai 1950 un conflit éclate au sein de la FGSS, à propos d’un déplacement de la sélection de Tahiti à Raiatea au mois de mai 1950.
Cet incident marquera le début de la scission entre la FGSS et les deux clubs qui vont créer une nouvelle fédération sportive : la FSO (Fédération des Sports d’Océanie), qui groupera vingt-cinq sociétés, originaires en majorité des îles Sous-le-Vent, comprenant un millier de membres, sous la présidence du Docteur Tourneux, qui animait jusqu’alors la plus ancienne société sportive du territoire (JT).
Pendant de longs mois, les deux fédérations sportives rivales organiseront des épreuves, chacune de leur côté, à tel point que, cette situation devenant intolérable, le gouverneur R. Petitbon interviendra par un arrêté pour établir un statut du sport dans les Établissements français de l’Océanie (arrêté n° 820 apa du 28 juin 1951), qui régira une Fédération unique regroupant les sociétés sportives dans les ÉFO.


En 1952, les équipes de Tahiti et de Nouvelle-Zélande

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