Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Bruat (Armand-Joseph), Lavaud (Charles), Bonard (Louis Adolphe) -

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La première assemblée législative.


BRUAT (Armand-Joseph) (1796-1855).

A. Bruat entra dans la marine à l'âge de 15 ans et participa à de nombreuses expéditions aux Brésil, aux Antilles, à Terre-Neuve et au Sénégal. Il se distinguât à la bataille de Navarin en 1827 en sauvant le bateau amiral de la flotte russe, puis obtint de nombreux commandements de navires entre 1830 et 1842.
Cette année-là il fut nommé gouverneur des îles Marquises puis, en 1843, reçut l'ordre "d'exercer l'autorité seul et sans partage en ce qui concerne le gouvernement des îles Marquises et le protectorat de Tahiti"
Armand Bruat arriva à Tahiti en novembre 1843 et devint commissaire de roi auprès de la reine Pomare IV.
Au départ, il avait été doté de moyens importants qui lui permirent de transformer Papeete en petite ville française. C'est lui qui choisit ce site alors que nombreux officiers plaidaient pour Taravao. Sur les hauteurs de Papeete, il fit construire le village colonial de Ste Amélie sur le modèle des établissements militaires d'Algérie. Toutefois, ces travaux furent considérablement freinés par la résistance armée des Tahitiens.
A. Bruat consacra alors son énergie à mettre fin à la guerre en utilisant à la fois la force et la diplomatie. Il fit fortifier Papeete et construire le fort de Taravao. En décembre 1846, il réussit enfin à venir à bout de la résistance, mais ce long conflit mit fin à sa carrière à Tahiti. Remplacé en 1847, il quitta l'île avec le grade de contre-amiral. Il laissait un établissement militaire sur la côte nord, mais l'île était ruinée par la guerre et désertée par les baleiniers.
Gouverneurs des Antilles puis amiral de la flotte française. A. Bruat mourut du choléra au retour de l'expédition militaire de Crimée.

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]



LAVAUD (Charles) (1798-1878).

Ce capitaine de vaisseau français fut envoyé en Nouvelle-Zélande de 1840 à 1843 pour assister les baleiniers français.
A bord de l'Aube, il conduisit les premiers et derniers colons français à Akaroa et sut les protéger lors de l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne. En 1848, il fut nommé commissaire du roi à Tahiti en remplacement de Bruat.
Sans grande expérience politique, laissé sans instructions officielles, Lavaud s'éfforça d'appliquer le satut du Protectorat au meilleur profit de l'île qui, ravagée par la guerre, était dans un état pitoyable. Il parvint à établir de bonnes relations avec la reine Pomare IV et respecta ses prérogatives. Il connut des difficultés avec les colons français et une partie de l' administration coloniale après la proclamation de la IIe République française. Il sut réaliser la transition entre la monarchie et le nouveau régime, mais ne crut pas au développement agricole des îles et le négligea, contrairement au gouverneur Bruat.

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]



BONARD (Louis Adolphe) (1805-1867).

Vice-Amiral français. Cet officier de marine arriva en Polynésie en 1843 et demeura en Océanie jusqu'en 1861.
Il joua un rôle très actif lors de la guerre franco-tahitienne, d'abord comme commandant du navire l'Uranie, puis comme commandant des forces terrestres lors des batailles de Mahaena, puis de Faaa où il fut blessé.
Il échoua lors du débarquement à Huahine, mais, par la prise de la Fataua en novembre 1846, effaça cet échec.
Nommé capitaine de vaisseau, il reçut le commandement de la subdivision navale de l'Océanie, puis de la division navale du Pacifique, comme contre-amiral. Il devait encore s'illustrer dans la colonisation de l'Indochine.
L. Bonard contribua aussi à l'enrichissement de la flore polynésienne en ramenant du Brésil le bananier rio et le manioc, de Ceylan la cannelle et de nouvelles variétés de manguier, d'avocatier, de goyavier ainsi que des plantes ornementales comme le jasmin, le chèvre-feuille et des plants d'hibiscus rouge.

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]

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