Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Hinoi, Teraupo -

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! Vous êtes ici : Galerie des personnalités | 1885-1903. Le Conseil général | Hinoi, Teraupo

Le conseil général.


HINOI (1869-1916)

Petit-fils de Pomare IV et fils de Teriitua et d'Isabella Shaw. Chef d'Arue, le prince Hinoi était « intelligent et sympathique. C'était un homme d'une taille au-dessus de la moyenne, avec un embonpoint assez prononcé (...). Très populaire parmi la population tahitienne et européenne de Tahiti, Hinoi avait été adopté par son oncle Pomare V, et élevé par le roi, jusqu'à la mort de ce dernier le 12 juin 1891 » (Raoul Teissier: « Chefs et notables des E.F.O. au temps du protectorat »). C'est lui qui remit au gouverneur le pavillon tahitien que Pomare V avait pu laisser flotter sur le palais royal.

A Papeete, l'avenue qui porte son nom relie le front de mer au cours de l'Union sacrée en traversant le quartier de Fariipiti.

[Dictionnaire illustré de Polynésie sous la direction de F. Merceron]






TERAUPO (vers 1855-vers 1910)

Chef d'Avera, district situé au sud-est de Raiatea. Teraupo est considéré comme l'âme de la résistance de Raiatea et Tahaa au protectorat français établi en 1880 puis à l'annexion prononcée en 1888. Son action s'inscrit dans un mouvement de contestation dirigé contre les derniers représentants de la dynastie royale des Tamatoa et des autres « vice-rois » tels Tahitoe et Tavana, considérés comme des « pions » du pouvoir français établi à Tahiti.

Cet autonomisme, partagé par la moitié des chefs, était soutenu par les pasteurs britanniques. Pour les officiers français qui n'avaient retenu que ce dernier fait, Teraupo était un agent de l'Angleterre.

Retranché à Avéra avec environ 600 hommes, Teraupo refusa de discuter avec tous les émissaires français et entraîna dans la résistance les districts de Tevaitoa et de Vaitoare. Soucieux de gagner la sympathie de la population en raison de l'intérêt économique que présentaient les îles Sous-le-Vent, le gouvernement français patienta jusqu'à la fin de 1896 puis intervint militairement à partir du 2 janvier 1897. Teraupo résista jusqu'au 16 février mais se trahit par un feu allumé dans une grotte à flanc de montagne. Il fut arrêté, déporté à Nouméa, puis rapatrié à Raiatea en 1905. Depuis cette époque, Teraupo est devenu un personnage symbole pour les indépendantistes polynésiens.

[Dictionnaire illustré de Polynésie sous la direction de F. Merceron]

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