Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Destremau (Maxime), Deflesselle (Constant), Smith (Harrison Willard) -

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Le conseil d'administration.


DESTREMAU (Maxime) (1875-1915).

Ancien élève de l’École navale et lieutenant de vaisseau, M. Destremau reçut le commandement de la Zélée en 1913. Le gouverneur William Fawtier lui confia la défense de Papeete au cours de l'été 1914. Les autorités craignaient en effet une attaque des navires allemands présents dans le Pacifique au moment de la déclaration de guerre. Dans ses nouvelles fonctions, Destremau fit preuve d'initiative et d'efficacité. Il fit désarmer la Zélée et transporter ses canons sur les hauteurs de la ville pour en améliorer la protection. Ensuite, il fit miner les balises à l'entrée du port et installer des foyers d'incendie dans le dépôt de charbon de Fare Ute. Il mit également en place des postes de vigie aux points stratégiques de l’île et assura enfin l'instruction de 150 volontaires qui se joignirent aux 40 marins et aux 60 soldats coloniaux déjà placés sous ses ordres. Ces dispositions se révélèrent efficaces puisque, le 22 septembre 1914, elles dissuadèrent les marins du Scharnhorst et du Gneisenau de débarquer à Tahiti. A la suite du bombardement de Papeete, il se laissa aller à une violente critique du gouverneur Fawtier qu'il accusa de ne pas avoir fait son devoir pendant les événements. Cette accusation étant sans fondement, M. Destremau fut mis aux arrêts pendant deux mois. Il regagna la France, mais mourut de maladie à Toulon le 7 mars 1915. En 1921, le Conseil municipal de Papeete décida de donner son nom à la rue, parallèle au front de mer, qui relie le pont de la Tipaerui à l'avenue Bruat.

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]



DEFLESSELLE (Constant) (1872-1933).

Il fit une carrière d'officier de marine avant de venir se fixer à Tahiti au début du siècle. Il y exploita une propriété à Mahina. Botaniste compétent, il contribua à l'introduction d'espèces nouvelles dans l'archipel et fit preuve d'une activité débordante à la tête de la Chambre d'Agriculture, puis du Syndicat agricole, dont il fut l'un des fondateurs. Responsable du Syndicat d'Initiative, il milita pour le développement du tourisme en sollicitant l'ouverture de nouvelles relations maritimes avec l'Europe. Constant Deflesselle prit aussi une part active à la vie politique locale. Son opposition constante et viscérale à l'administration lui fit prendre la tête du Comité de Défense des Intérêts politiques et économiques de la Colonie qui s'opposa au gouverneur Guédès en 1921. Elle l'amena également à fonder, la même année, L’Écho de Tahiti, journal frondeur dans lequel il put donner toute la mesure de son talent de polémiste.

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]



SMITH (Harrison Willard) (1872-1947)

Professeur de physique au Massachusetts lnstitute of Technology, cet Américain fit un premier voyage à Tahiti en 1903 et y revint en 1919 après avoir hérité d'une importante fortune. Passionné de botanique tropicale, il avait apprécié les possibilités naturelles du district de Papeari. Par achats successifs, H. Smith devint propriétaire du domaine de Motu Ovini (137 hectares). Il y planta de nombreuses variétés qu'il collecta lui-même dans d'autres pays tropicaux ou qu'il obtint d'horticulteurs du Sud-Est asiatique et des Amériques. On lui doit notamment l'introduction du bambou géant, du pamplemoussier, du ramboutan et de près de 250 fleurs et arbres ornementaux. H. Smith aida aussi les agriculteurs et les pauvres ; il organisa les-premiers concours de jardins qui firent de Papeari le district le plus fleuri de Tahiti. C'est pour rendre hommage à ce bienfaiteur « que la première association horticole de Tahiti porte son nom : l'Association Harrison Smith. Créée en 1974, elle a pour but de développer la culture des plantes ornementales mais aussi les jardins publics. Elle gère une partie de l'ancien domaine d'Harrison Smith devenue le jardin botanique » (Michel Guérin : « Encyclopédie de la Polynésie », tome 2),

[Dictionnaire illustré de la Polynésie sous la direction de F. Merceron]

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