Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Plus de cinquante ans de vie politique -

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Le sénateur

Gaston Flosse

Plus de cinquante ans de vie politique

Engagée depuis 1957 jusqu’à nos jours, la carrière politique de G. Flosse a une durée exceptionnelle.
Comme beaucoup d’hommes ou de femmes politiques du Fenua, c’est son implantation locale (à Pirae) qui pose les bases de la notoriété. Quand il reçut le général de Gaulle dans sa mairie, il est certain que cela contribua à lui donner une image qui allait au-delà de sa commune.

Il a donc été chef du district de Pirae de 1963 à 1965, puis maire de Pirae sans discontinuer jusqu’à sa démission (pour raison de cumul des fonctions électives) en avril 2000.

Le 6 janvier 1965, il avait été élu conseiller du gouvernement grâce à une alliance de son parti avec d’anciens membres du RDPT et le resta jusqu’aux élections de 1967.

Les anti-autonomistes étant devenus provisoirement majoritaires aux élections de 1972, il présida l’assemblée territoriale à partir du 5 octobre 1972 jusqu’au 5 mai 1974 (il avait été réélu le 29 mai 1973) et à nouveau à partir du 10 juin 1976 (jusque fin mai 1977), dans cette période troublée qui vit deux assemblées rivales.

En 1978, grâce au découpage de la Polynésie en deux circonscriptions, il conquit le poste de député. Il fut réélu à plusieurs reprises et ne connaît qu’un échec, en juin 1988, quand il fut battu par É. Vernaudon. Il retrouva son siège en 1993 mais ne se représenta pas en 1997.
L’année suivante, il fut élu sénateur et son mandat dura exceptionnellement 10 ans en raison du report des élections municipales de 2007 à 2008 (l’année 2007 ayant été celle de l’élection présidentielle suivie des législatives). Il fut réélu en 2008 pour un mandat de six ans (nouvelles dispositions législatives).

En 1984 il fut également élu député européen jusqu’en 1989.

En 1982, la victoire de son parti et diverses alliances lui permirent d’accéder à la vice-présidence du gouvernement, c’est-à-dire à être le chef de l’exécutif local. Cette position facilita les négociations du statut de 1984 avec le Gouvernement central. Il devint alors président du gouvernement selon les nouvelles dispositions statutaires le 15 septembre 1984. J. Chirac l’appela comme secrétaire d’État au Pacifique Sud (voir la fiche : Le secrétariat d’État au Pacifique sud, chapitre 1984-1996), ce qui le contraignit à démissionner de la présidence début février 1987. Après la scission d’A. Léontieff, le Tahoera’a resta dans la minorité jusqu’aux élections de 1991.
Le 4 avril 1991, G. Flosse fut à nouveau élu président du gouvernement de la Polynésie française er réélu à ce poste après les élections de 1996 et 2001. Avec le changement de statut de 2004, il porta le premier le titre de président de la Polynésie française.
En 2004, les élections lui furent défavorables. Il retrouva toutefois son poste après la motion de censure. Réélu le 22 octobre 2004, il dut affronter à nouveau les électeurs après l’invalidation des élections aux IDV. Son parti fut nettement distancé cette fois, le 13 février 2005. Une motion de censure mit fin à ses fonctions peu après.
Les élections territoriales de février 2008 avaient été particulièrement défavorables au Taohera’a affaibli par la scission du To Tatou Ai’a. Néanmoins, l’alliance avec l’UPLD permit à G. Flosse de retrouver la présidence du pays le 23 février 2008. Une motion de censure le renversa le 15 avril suivant.

Les démêlés de G. Flosse avec la Justice ont été nombreux. Sauf exception (affaire de l’hôtel Tahara’a le 22 juin 2006), il a en général bénéficié d’une relaxe ou de l’amnistie. Les polémiques n’ont pas manqué sur le fait de savoir s’il avait été protégé ou non pendant la période chiraquienne ou si, au contraire, depuis la présidence de N. Sarkozy il ne ferait pas l’objet d’un « acharnement judiciaire ».
Toujours est-il que son incarcération le 9 novembre 2009 après la levée partielle de son immunité parlementaire (affaire de l’OPT dite Haddad/Flosse) a surpris la classe politique et l’opinion publique.
Plusieurs affaires sont actuellement en cours qui sont susceptibles de mettre fin à la carrière de celui que la presse a appelé « le vieux lion ».

L'ascension politique et sociale d'un Mangarévien devenu maire de Pirae 0 < Le chef de parti 1 < Une certaine idée de la France et de Tahiti Nui 2 < Plus de cinquante ans de vie politique 3

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