Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Gaston Tong Sang : L’émergence d’un leader -

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Les présidents de la Polynésie française

Gaston Tong Sang

I/ L’émergence d’un leader

Né à Bora-Bora, le 7 août 1949.
Il quitte l’île dix ans plus tard pour une scolarité au lycée La Mennais, à Papeete, où il obtient son baccalauréat en 1968.
Il reçoit diverses formations en métropole où il séjourne huit années. Il a été étudiant dans les classes supérieures du lycée Montaigne de Bordeaux. À l’École des Hautes Études Industrielles de Lille, il obtient le titre d’ingénieur (spécialité : béton armé). Il se perfectionne dans des grandes écoles parisiennes spécialisées dans le bâtiment.

De retour en Polynésie, il travaille au service de l’Équipement. En 1982, avec l’arrivée à la vice-présidence de G. Flosse, G. Tong Sang est appelé auprès de Boris Léontieff, en charge des Travaux publics et de l’Équipement. Il reste chargé de mission auprès d’Edouard Fritch qui remplace le précédent.
En septembre 1984, avec le nouveau statut d’autonomie interne, E. Fritch, devenu ministre, nomme G. Tong Sang directeur de son cabinet.

G. Tong Sang est alors attiré par la vie politique. G. Flosse le fait entrer au conseil politique du Tahoera’a Huiraatira en 1985.
Après les élections de mars 1986, il remplace E. Fritch qui change de ministère. Il détient ce poste dans les gouvernements de G. Flosse et de J. Teuira. Il refuse de suivre A. Léontieff dans sa dissidence en décembre 1987 et perd donc son ministère. Il reste fidèle à G. Flosse qu’il aide à retrouver une majorité en parcourant la Polynésie.

C’est pendant cette période de la « traversée du désert » de G. Flosse que G. Tong Sang devient maire de Bora-Bora (9 juillet 1989) après des élections contestées et la défaite finale de l’ancien tavana, Toro Teriirere. Comme toujours en Polynésie, cette victoire lui donne une assise solide dans un « fief électoral ».
Cette première victoire lui permet d’être ensuite élu suppléant du sénateur D. Millaud en septembre 1989. Il est élu le même mois président du Syndicat pour la promotion des communes (le SPC), poste important dans le système politique dominé par G. Flosse. Il garde ce poste jusqu’en mai 2008.

Cette assise électorale lui permet de devenir conseiller à l’assemblée lors des élections territoriales du 17 mars 1991 dans la circonscription des îles Sous-le-Vent. Il retrouve alors le ministère qu’il avait du quitter quatre ans auparavant. Pendant une dizaine d’années, il occupe des fonctions ministérielles à peu près identiques, avec quelques variantes, comme en 1996 avec les charges du « Logement, de l’aménagement du Territoire et des terres domaniales, urbanisme et affaires foncières ».
En mai 2001, il change d’affectation, son domaine d’intervention se spécialise davantage sur les problèmes de terres. Il est alors ministre des « Affaires foncières, du domaine, de la valorisation et redistribution des terres ». Il occupe ce poste jusqu’à l’alternance de 2004. Pendant le court retour au pouvoir de G. Flosse, d’octobre 2004 à février 2005, il est ministre des « Petites et moyennes entreprises, de l’Industrie, du Commerce et de l’énergie ».

C’est donc quelqu’un qui a occupé des fonctions importantes sous la direction de G. Flosse qui a semblé préparer sa succession en le propulsant à de grandes responsabilités. C’est lui qui affronte O. Temaru pour l’élection à la présidence du pays en mars 2005. S’il n’a alors aucune chance d’être élu, il prend acte pour l’avenir. Cependant, son passé aux côtés de G. Flosse lui cause des soucis judiciaires. En octobre 2005, il est mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts dans l’affaire de la vente de l’atoll de Anuanunaro à Robert Wan. Cette affaire n’a pas encore été jugée, mais elle contribue à rendre les débats politiques particulièrement agités.



Les présidents de la Polynésie française 0 < Oscar Temaru : Naissance d’un révolutionnaire mesuré 1 < De la mairie de Faaa à la présidence de la Polynésie française 2 < Idées, stratégie et tactique 3 < Gaston Tong Sang : L’émergence d’un leader 4 < Ascension politique et recherche désespérée d’une majorité stable 5

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