Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Les parlementaires - député - Bruno Sandras -

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L’Assemblée de la Polynésie française.


Bruno Sandras
Né le 4 août 1961 à Papeete, B. Sandras grandit à Papara. Il suivit une scolarité au lycée Lamennais avant d’aller étudier le droit à Montpellier. Il présida l’association des étudiants polynésiens de cette ville, puis la fédération des associations polynésiennes de France.

De retour en Polynésie (titulaire d’une licence en droit), il obtint un poste administratif au sein de l’Éducation. Il fut nommé secrétaire général du Centre de Formation et de Recherche dans les Langues et Civilisations Océaniennes (CFRLCO dont le siège était à Pirae). Il s’engagea rapidement dans l’activité syndicale dans la confédération A Tia i Mua, liée à la CFDT, dont il fut le secrétaire général adjoint. Suite aux incidents qui se déroulèrent à l’aéroport après la reprise des essais nucléaires en 1995, il devint, jusqu’en 2000, le secrétaire général « d’une organisation avec laquelle plus personne ne voulait discuter » .

B. Sandras présida le CESC en 1999-2000.

En mars 2001, il réussit à conquérir la mairie de Papara contre le maire sortant Eugène Bessert soutenu (du bout des lèvres par le Tahoera’a). Il s’était préparé à cette élection en se faisant connaître et apprécier dans le monde associatif (notamment l’AS Tamarii Papara qu’il présida). G. Flosse le fit adhérer au Tahoera’a et lui permit ainsi d’être élu conseiller territorial aux élections du 6 mai 2001. Il fut appelé à exercer des fonctions ministérielles dans les gouvernements de G. Flosse. De mai 2001 à novembre 2002, il fut chargé des Transports et de l’Énergie. De novembre 2002 à juin 2004, il garda les Transports auxquels s’ajoutèrent l’Environnement, la Ville et la Sécurité routière. Lorsque G. Flosse reprit le pouvoir en octobre 2004 pour quelques mois, B. Sandras réoccupa ses fonctions antérieures (sauf la Ville).

Après les élections partielles aux IDV du 13 février 2005 – où sa place sur la liste du Tahoera’a ne lui permit pas d’être élu- il ne retrouva un siège de représentant que suite à la démission de Michel Buillard frappé par la règlementation sur le cumul.

B. Sandras remplit ensuite son rôle de secrétaire général de la principale formation politique d’opposition au Taui. Son parti le pressentit pour disputer le poste de député de la circonscription est, contre la députée sortante du même parti, Béatrice Vernaudon. Il reçut l’investiture de l’UMP pour affronter le candidat UPLD Pierre Frébault. La campagne électorale fut l’occasion de tensions avec G. Tong Sang, alors président du pays, auquel il fut reproché de ne pas soutenir suffisamment B. Sandras. Ce dernier recueillit près de 57 % des voix au second tour (16 juin 2007) et devint donc député inscrit au groupe UMP de l’Assemblée nationale (voir plus loin : les élections législatives de juin 2007). Il est membre de la Commission de la Défense nationale et des forces armées (ce qui l’amena à suivre attentivement l’élaboration de la loi dite « loi Morin »).

Toujours secrétaire général du Tahoera’a, il annonça, le 18 juillet 2007, que le parti allait quitter la majorité soutenant G. Tong Sang. Depuis quelques jours en effet, le Tahoera’a et l’UPLD venaient de se rapprocher. En fait, le parti orange entra dans une zone de turbulences et son audience diminuait au fur et à mesure que G. Tong Sang, surtout après son renversement (31 août 2007), constituait une force nouvelle autour de lui. Les élections territoriales de février 2008 furent défavorables au Tahoera’a et les élections municipales s’annonçaient difficiles. Cependant, le 16 mars 2008, profitant des divisions au sein du mouvement indépendantiste, la liste conduite par B. Sandras à Papara recueillit près de 55 % des voix. Il fut réélu maire.

Depuis quelques temps, des désaccords s’amplifiaient entre B. Sandras et le président de son parti. L’élection du président du Syndicat pour la Promotion des Communes (SPC) parut à B. Sandras relever de méthodes qu’il condamnait. De vifs échanges entre lui et G. Flosse surprirent les observateurs. Le nouveau député jouait peu à peu sa propre partition en prônant une élection du président du pays au suffrage universel et un gouvernement d’union. Le 21 avril 2009, il démissionna du Tahoera’a, « un parti qui sanctionne et exclut les gens », dit-il pour justifier son départ.

Au Parlement, il défendit plusieurs dossiers sensibles comme celui de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, mais les amendements qu’il proposa à la loi Morin ne reçurent pas l’accueil escompté.

Il connut avec beaucoup d’autres des démêlés judiciaires en étant déclaré comptable de fait dans le cadre de l’attribution de contrats cabinet (pour la période 1996-2004). L’affaire suit toujours son cours.

Le 26 septembre 2009, B. Sandras créa son propre parti, Ia Hau Noa, pour lequel il aurait reçu un soutien officieux de l’UMP. Il défendit « une vision claire et responsable de l’attachement de la Polynésie française à la France » et souhaita un pays « où l’échange et le partage sont le ferment d’un avenir où l’audace et l’imagination auront toute leur place » (ATP, 10 juillet 2010).

Il désapprouva la motion de défiance du 24 novembre qui remit G. Tong Sang au pouvoir et mit clairement en doute « la compétence, l’intégrité et la volonté du nouveau gouvernement » (ATP, 29 novembre 2009).

C’est donc une position originale que cherche à affirmer le député-maire, cherchant à rassembler autour de lui les partis qui tentent d’émerger sur la scène politique pour la renouveler.

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