Histoire de l'Assemblée de la Polynésie française - Maximilien Radiguet -

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Maximilien Radiguet (1816-1899)


Maximilien Radiguet naît à Landerneau le 18 janvier 1816 et meurt à Brest en 1899. A la fois voyageur, romancier et illustrateur de talent, Max Radiguet parcours le monde en prenant des notes et des croquis. Ses récits de voyages alimentent de nombreux journaux et revues, parfois sous son véritable nom Maximilien-René Radiguet, ou sous les pseudonymes René de Kérilian, Stéphan Rénal, Saint-Rénal. Il signe cependant le plus souvent sous le nom « Max Radiguet ». En mars 1842, Radiguet est à bord de la frégate la Reine-Blanche lorsqu'elle quitte Valparaiso à destination des îles Marquises où l'amiral Dupetit-Thouars a pour mission de prendre possession de l’archipel déjà convoité par plusieurs puissances extérieures, notamment les Etats-Unis et l’Angleterre.


Wilk’s harbour (Papeete) La ville n’est encore, en 1843, qu’une bourgade construite par les missionnaires protestants pour regrouper le Tahitiens autour des temples et des écoles. DR

Radiguet est témoin des tentatives d’implantation françaises. Plus qu’un premier contact, c’est un épisode lourd de conséquences pour l'avenir. Il s’agit des prémisses de mise en place d'un régime colonial durable. La fonction de secrétaire de l’amiral le place au plus près des événements : de la prise de possession du groupe sud-est, en présence du chef Iotété, du supérieur de la mission catholique, M. François de Paule Baudichon et de la population, à la prise de possession de Nuku-Hiva en présence du chef Te Moana ainsi qu’à la construction d’un établissement militaire et du fort Collet à Taiohae.


L'amiral Dupetit-Thouars recevant les chefs Pakoko et Te Moana, dessin, 1842

Il assiste au combat survenu après une querelle entre indigènes et soldats, à la victoire française, au châtiment de 1844, par l’amiral Bruat, de la tribu des Haapa, aux incidents qui aboutirent à passer par les armes le vieux chef Pakoko, et enfin à l’abandon complet de Nuku-Hiva comme lieu de déportation pour les condamnés des insurrections de Lyon. Il consigne tous ses souvenirs de l'Océanie dans un volume, « Les derniers sauvages » qui couvre la période allant de 1842 à 1859 ainsi que dans un album de dessins intitulé Album de l’Océanie où ses pérégrinations sud américaines et marquisiennes prennent vie.


Proclamation du protectorat à Tahiti, aquarelle, 1842. DR

Non seulement il voulait « révéler au lecteur les impressions de (sa) vie aux îles Marquises, telles que chaque jour les amenait avec leur cortège de surprises et de joies naïves » mais cahier de dessin en main, il souhaitait dessiner ce qu’il voyait « avec une sincérité consciencieuse, non pour (se) hâter de fixer une création du hasard, mais parce que cette scène est caractéristique du pays ».


Femme et enfant marquisiens, Nuku Hiva, aquarelle, 1842. DR

Ses notes et ses croquis illustrent avec talent cette période mouvementée de l’occupation française des Marquises, posant un regard lucide et ethnographique sur l’occidentalisation de ces îles. Il a parfaitement atteint le but qu’il s’était donné à savoir dépeindre les mœurs « primitives de ces derniers sauvages ».


Ensemble d'habitations sur un paepae à Vaitahu, dessin, 1842. DR


(Les dessins de Max Radiguet sont conservés au Service historique de la Marine à Vincennes)

V.G.


Bibliographie

Les derniers sauvages. La vie et les mœurs aux îles Marquises (1842-1859)
Les Editions du Pacifique

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